Sponser

Se résoudre aux adieux : Quand la maitresse d’un homme marié raconte sa rupture

Bibliographie, livres, chicken Littérature
Mis à jour: janvier 29, 2018

Lorsqu’on vous a demandé vos références en matière de rupture amoureuse, l’une de nos lectrices nous a conseillé le roman « Se résoudre aux adieux » de Philippe Besson.
Après avoir parlé du livre « Je l’aimais » qui parle du mari infidèle qui n’arrivera pas à quitter sa femme mais décrit son amour pour sa maitresse, le livre « Se résoudre aux adieux » nous donne en quelques sorte ce que peut vivre la maîtresse qui est quittée. Et on se rend compte une nouvelle fois que peu importe les raisons d’une rupture, le type de relation que l’on n’a vécue.
Une rupture amoureuse nous dévaste, nous bouleverse et qu’avec le temps tout passe.

Elle parle notamment du silence insoutenable de l’autre lorsqu’il nous quitte

« Quel crime ai-je donc commis pour mériter pareil châtiment ? De quel atrocité suis-je coupable pour subir un tel ostracisme ?
Ce bannissement est pire qu’un sentence de mort?
Cependant je n’abdique pas, je distingue le signe que le sentiment amoureux ne s’est pas tout à fait enfui, on ne s’en débarrasse pas comme cela, comme d’un vieux vêtement qu’on jugerait tout à coup démodé, importable, qui nous ferait honte. Moi j’ai de la tendresse pour mes vieilles robes, elles me parlent de ma jeunesse.
Je suis persuadée que tu ne m’as pas oubliée, tu n’es pas un magicien quand même, tu ne fais pas disparaître les gens, l’oubli n’est pas un évènement qui se provoque, c’est seulement avec le temps que les êtres s’estompent, sans s’effacer entièrement du reste. Du coup c’est un peu pénible, ta façon de m’éloigner, de me tenir à distance telle une pestiférée. J’y vois une inélégance, presque de la cruauté, pardon. Cela présente un avantage néanmoins : m’apprendre à t’en vouloir, certains soirs d’une trop grande fatigue.

Voilà que j’en reviens aux reproches et je m’étais promise de te les éviter. Voilà que je sombre à nouveau dans le ressassement. Non, décidément, je ne suis pas guérie.


Guérit-on jamais des hommes qui nous quittes ?  » 

(p 96)

Autre phrase qu’on retiendra du livre parmi les nombreuses qui sont percutantes

« Il faut aimer les gens beaucoup pour les accepter tels qu’ils sont. Tu ne m’aimais pas assez »

Se répondre aux adieux : Un petit livre écrit gros qui se lit super vite, à offrir à quelqu’un qui vit une rupture amoureuse ou qui peine à s’en remettre.

On regrette juste de ne pas avoir la notion du temps. Depuis quand l’a t-il quittée ? On sait à travers son voyage que cela fait des mois mais 4 mois, 8 mois ?
Ce que l’on sait c’est qu’on finit tous avec le temps à avancer et voir le chagrin différemment.

Dans le même sujet
loading...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *