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Témoignage : Papillomavirus et conisation du col de l’utérus

Conseils
PUBLISHED: octobre 22, 2017

Il y a déjà quelques temps, on expliquait comment on pouvait se retrouver porteuse du papillomavirus alors qu’on aurait été contaminée des années auparavant.
On avait promis de revenir avec les détails du traitement et surtout sur l’opération qui s’appelle conisation du col de l’utérus qui s’effectue sous anesthésie générale.

On va calmer sa honte, sa gêne tout de suite sur le sujet :

Cette opération est effectuée sur 25 000 femmes françaises par an ce qui fait plus de 480 femmes par semaine et conduit à une guérison dans 90 à 95% des cas.
On estime que 7 femmes sur 10 seront exposés au papillomavirus au cours de leur vie.
Le virus est généralement éliminé naturellement par l’organisme sauf dans 10% des cas.

Maintenant un vaccin existe qui doit être fait entre 11 et 14 ans même si on peut pousser jusqu’à 19 ans mais il faut que la patiente n’ait jamais eu de rapports sexuels.
Ce vaccin permet tout simplement le risque d’avoir un cancer de l’utérus = mortel. Avoir un vaccin contre un cancer, on n’est plus d’un et une à rêver d’en avoir pour d’autres typologies.

Donc revenons-en à notre conisation, ces 10% de femmes qui n’éliminent pas naturellement les lésions du HPV se verront proposer une conisation.
La conisation est une technique chirurgicale qui consiste à retirer la partie malade (infectée par le HPV) afin d’éviter que les lésions pré-cancéreuses n’évoluent vers un cancer.

Le but est d’effectuer l’ablation d’un fragment du col de l’utérus en forme de cône, d’où le nom de conisation.

Une opération qui peut faire un peu peur car elle n’est pas anodine en soit puisqu’elle nécessite une anesthésie générale et que le mot cancer est prononcé.

Concrêtement ça se passe comment une conisation du col de l’utérus ?

Tout s’effectue en une journée à l’hôpital avec le même protocole qu’une opération sous anesthésie générale. La douche à la bétadine, une opération pas très longue (le plus long c’est l’attente avant et après l’opération), la salle de réveil et les heures qui suivent où l’on est bien fatigué.
Il est conseillé d’avoir quelqu’un pour être raccompagnée de l’hôpital et resté un peu avec vous le lendemain.

L’opération n’est pas douloureuse si ce n’est quelques saignements (restes de bétadine) les heures et le lendemain qui ont suivi. 15 jours après contrôle puis tous les 3 mois pendant 6 mois et ensuite tous les 6 mois pendant un an.
Si tout est ok, que les lésions ne sont pas revenues alors on peut revenir à un contrôle de frottis annuel classique.

Chaque année, le cancer du col de l’utérus touche 3 000 femmes et cause plus de 1 000 décès.

Plus de 31 000 lésions pré-cancéreuses sont également identifiées. Il s’agit du principal cancer dont le pronostic se dégrade en France, avec un taux de survie à 5 ans après le diagnostic en diminution (68% en 1989/91 à 64% en 2001/2004).

Or, ce cancer pourrait quasiment être éliminé grâce à deux leviers complémentaires :
– la vaccination
– et le dépistage par frottis, pour les femmes vaccinées ou non.

Pourtant, 40 % des femmes concernées ne réalisent pas de frottis tous les 3 ans !
Elles sont encore moins nombreuses au-delà de 50 ans et il est donc essentiel de rappeler que le dépistage du cancer du col de l’utérus doit se poursuivre jusqu’à la fin de sa vie.

Pour plus d’infos

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6 commentaires sur “Témoignage : Papillomavirus et conisation du col de l’utérus

  1. Charline dit :

    Ça dépend de la profondeur de la zone infectée… il existe une première opération (sans anesthésie) où on va juste « brûler » la zone infectée en espérant que les cellules vont se régénérer sans le cancer. Par contre si c’est plus profond, là c’est la conisation dont parle l’article. J’ai subi les 2 sur 8 ans d’intervalle… depuis je surveille et surtout j’incite mes proches à faire des frottis, alors merci pour l’article !

    1. Bridget dit :

      Merci pour ton témoignage et les précisions Charline.

  2. Dépistache dit :

    Bonjour,

    Suite à la détection d’un HPV grade 2, j’ai subi une conisation il y a deux mois et ça c’est bien passé 🙂

    Les douleurs post op sont proches de celles des règles très douloureuses, au bout de quatre/cinq jours je n’avais plus mal mais des douleurs en fin de journée (tiraillement, difficulté à marcher, se baisser), au bout de trois semaines, j’ai pu commencé à marcher plus de 30 min. Le médecin conseille 30 jours sans efforts physique (et sans porter de poids) et bien c’était nécessaire !
    Je confirme le témoignage de Charline, si les cellules ne sont pas trop développés, un traitement au laser peut être proposé.
    Le frottis est impératif ! Faites vous dépister ! ça peut toutes nous arriver, Je suis pourtant suivi tout les 6 mois par mon gynéco à cause d’un SPOK.
    Et surtout il faut sensibiliser les garçons, ils peuvent être porteurs sans le savoir et donc contaminer leur partenaire.

  3. Van dit :

    De toute façon à ce jour plus de 95% de la population (hommes/femmes) est touchée par le (human) papilloma virus (HPV). Donc la seule prévention qui existe à ce jour c’est la vaccination des jeunes filles (pourquoi pas les jeunes garçons qui peuvent aussi développer un cancer de la verge par exemple?!). Certes le préservatif pourrait jouer un rôle mais dès qu’on l’arrêtera on s’expose fatalement au virus.

    Comme expliqué dans l’article la majorité des femmes élimine naturellement le virus. Et ne sappercoit même pas en avoir été porteuse.
    Une infime partie de ces femmes (dont je fais partie) le déclare.

    2014: Suite a une erruption de quelques boutons entre la vulve et l’anus je suis allée consulter, et ma gynéco a de suite mis en evidence une MST.
    Il s’agissait en fait de condylomes (petites verrues).
    Le frottis a confirmé son doute de HPV.
    Après une analyse des marqueurs du virus il a ete précisé que j’étais porteuse du HPV oncogène (cancérigène) .

    Pendant 2 ans RDV tous les 6 mois avec une gynéco plus spécialisée qui réalisait des colposcopie (injection d’un liquide coloré sur le col de l’utérus et analyse a la loupe pour voir s’il y a des lésions).
    Depuis 2014 je savais être porteuse de lésions de bas grade LSIL.

    Ces lésions sont a surveiller mais disparaissent généralement dans les 2 ans.
    Dans de rares cas elles s’aggravent d’où l’intérêt d’une surveillance régulière (lésions grade 2 et surtout le grade 3 =cancer).

    2016: Énième colposcopie et la gynéco spécialisée me dit que si cette fois ça n’a pas évolué on limitera les RDV. Que des la réception de la dernière biopsie (petits prélèvements de chair) elle me tiendra informée s’il y a un souci.

    A cette période j’ai perdu mon job de cadre commerciale et j’avais du mal a remonter la pente seyle avec les 2 enfants et puis je n’avais pas eu de nouvelles donc pour moi c’était OK . J’ai moins été « efficiente » sur le sujet dirons nous.

    Été 2018: je dois subir une opération (qui n’a rien a voir avec le HPV) et le chirurgien me demande les résultats des biopsies réalisées pour mon HPV.
    Résultats souvent envoyés aux médecins mais rarement aux patients (enfin dans mon cas).

    Je retourne donc a l’hôpital où j’étais suivie 2 ans avant et demande a voir récupérer les résultats envoyés à ma gynéco pcq j’en ai besoin.
    On m’annonce qu’elle est partie en retraite.
    Là, j’ai eu une illumination et j’ai demandé si elle avait bien reçu et surtout analysé mon dernier examen (celui de 2014 après lequel, sans nouvelles j’avais relâché pendant que c’était ok).
    Personne ne sait on envoi donc le dernier examen a mon médecin traitant, gynéco habituel.
    Elle m’appelle me disant que je dois refaire un examen rapidement car le dernier de 2 ans auparavant était toujours porteur de lésions bas grade.

    On a donc refait un simple frottis. Le HPV était toujours présents 2 ans après.
    Elle m’a donc envoyée voir un autre médecin/chirurgien pour entamer des séances de laser.

    Ce nouveau médecin me rappelle que je suis porteuse de LSIL depuis 4 ans maintenant.
    Me précise que les femmes éliminent ces lésions de bas grade naturellement en 2 ans logiquement.
    J’ai donc 2 ans en plus.
    Même sans être porteuse des lesions gradées 2, il estime que je suis dans cette phase du graphique. Que le laser sera inutile et que le virus ne disparaîtra pas, qu’il ne fera qu’evoluer.

    La conisation a donc été prescrite un mois après.
    Hier en fait

    Dec 2018: Conisation!
    Sur les lésions bas grade seule une anesthésie locale est pratiquée (quand il s’agit de moyen et haut grade la conisation est plus profonde et se fait avec un autre mode de prélèvement, donc anesthésie générale).
    J’ai été totalement consciente pendant les 15 min d’opération. Avant ça il injecte l’anesthésique et attend que ça fasse effet.
    Une fois le cône enlevé il coterise (brûlure de la plaie pour stopper les saignements. L’utérus est très vascularisé ça saigne beaucoup!)

    J’ai vu le cône enlevé. Un tout petit bout de chair qui part en analyse de lésions cancéreuses porebtiellemnt existantes qui n’auraient pas été décelées avec les biopsies.

    Après l’opération je me suis levée du brancard pour rejoindre la chambre et 30 min après j’étais partie de l’hôpital.
    Sans traitement ni anti douleur.

    Depuis hier je n’ai que des pertes rosâtres sans reelles douleurs, mais m’asseoir sur une chaise ou bien droite dans le canap est très inconfortable. Je me mets de côté et suis heureuse de ne pas être au bureau en ce moment !

    Par contre j’ai des brûlures quand j’urine (depuis aujourd’hui). Si ça continue je rappelerai l’hôpital demain.

    J’avoue flipper un. Peu de la perte d’eschare (croûte du col) dans 10 a 15 jours. Il paraît que ça peut beaucoup saigner…

    Sinon j’attends mon prochain RDV dans 1 mois pour contrôle et résultat de l’analyse du cône.

    On verra la suite. Mais en toute logique je n’aurai plus a m’inquiéter aussi régulièrement du développement potentiel de ce foutu cancer!

    Voilà je voulais partager mon expérience (je me suis emballée ) et rectifier ce qui est indiqué dans l’article. Rares sont les anesthésie générales.
    La conisation est considérée comme opération bénigne et se fait sous anesthésie locale dans la grande majorité des cas. Tout dépend du grade des lésions (2 ou 3) et donc fatalement de l’étendue de ces lésions.

    Bonne chance a toutes les Warriors qui comme moi sont seule face a cette merde. Et merci a ma copine Lili d’être ma seule confidente ! Je t’aime d’amour copine. T’es comme une sœur pour moi .

    1. nadine dit :

      bonjour Van
      merci pour ce témoignage …je vais devoir subir une conisation justement et c’est bien d’avoir pu vous lire
      comme vous dites warriors les femmes nous sommes bien obligé courage et bonne continuations

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