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Mes 2 journées en Sari avec des femmes indiennes

Soirées, voyages, rencontres
PUBLISHED: avril 8, 2016

En mars, j’ai passé 3 semaines dans le Sud Est de l’Inde (pour ceux qui n’auraient pas suivi le voyage en direct sur instagram et snapchat : melimage). 
Pendant ces 3 semaines, j’ai eu la chance de côtoyer de vrais indiens et plus particulièrement des indiennes. Admirer leur féminité, constater leur grande gentillesse et surtout leur élégance dont le Sari contribue énormément puisque la grande majorité des femmes indiennes le portent tous les jours, une fois mariée.
Même si je ne suis pas mariée, j’ai voulu avoir un aperçu de ce que ça faisait de porter un Sari.

Mais avant de vous parler de cette expérience, revenons sur le Sari plus précisément

Avant le mariage, les jeunes filles indiennes portent pour la plupart : le penjabi. Une tunique assez longue avec un pantalon ou legging plus un long foulard/écharpe légère.
Ce que j’ai porté pratiquement tous les jours pendant mon voyage en Inde et c’était extrêmement confortable à porter.

Puis une fois mariées, c’est le tour du Sari, qui est assez long à mettre même pour les indiennes les plus aguerries. Il s’agit d’un long tissu d’environ 1,20 m de large sur 5 à 6 m de long que l’on enroule autour du corps.
En dessous, il y a un jupon et une brassière serrée, souvent en coton laissant le ventre nu, les deux sont de la même couleur principale que la Sari.
De plus en plus de femmes mariées surtout dans les grandes villes sortent en Penjabi pour des questions pratiques et surtout de rapidité. 

L’avantage de ces tenues et d’un pays comme l’Inde, c’est de prendre plaisir à jouer avec les couleurs. Pendant 3 semaines, j’ai porté du vert, du rouge, de l’orange et du rose durant des journées entières et je dois avouer que ça fait du bien au moral même si la fashion police en France n’aurait pas validé.

Les femmes indiennes de Kavali m’avoueront qu’elles en ont des dizaines et ne mettent jamais la même couleur de Sari dans la semaine.

Mais alors ça fait quoi de porter un Sari ?

A force de visiter des magasins de Sari et de les voir toutes plus élégantes les unes que les autres, j’ai donc porté une première fois un Sari en journée. Un rose que j’avais acheté exprès pour l’occasion.
Pour porter un Sari nous occidentales pas habituées, il vous faudra forcément des épingles à nourrice pour pouvoir fixer le tissu un peu partout afin qu’il bouge le moins possible sur votre corps.

Le premier Sari (Rose flashy) que j’ai porté, aurait mérité d’être lavé avant. Il était enduit d’un produit qui le rendait rigide et pas du tout agréable à porter surtout quand il fait presque 40 degrés.

Le Sari se porte avec des bijoux

Si vous observez bien les femmes indiennes en Sari. Vous remarquerez qu’elles portent toujours minimum des boucles d’oreilles dorées, un collier et des bracelets.
Cela les a d’ailleurs beaucoup dérangées que je ne porte pas de bijoux. L’une d’entre elles m’a même offert un joli collier doré le soir même pour remédier à ça et je n’ai pas manqué de le porter la deuxième fois.

Le meilleur souvenir de cette expérience a été le partage avec les femmes indiennes, de les voir fières de m’apprendre à le porter. Et ensuite pour elles, le plus drôle a été de me voir engourdie à ne pas savoir comment marcher avec.
Les indiennes surtout dans le sud sont plutôt petites (je ne cesserai de leur répéter qu’avec elles, je me sens comme une basketball woman).

A plusieurs reprises, elles tireront sur mon sari pour pas qu’on voit mes chevilles mais le tissu était trop court. La même chose quand j’ai voulu me la jouer princesse en voulant le soulever  pour ne pas le salir quand je marchais dans les chemins sales.

Le plus important n’est pas de ne pas salir son Sari mais de ne pas montrer ses chevilles.

Mettre un sari pendant ces deux journées m’a permis de réaliser vraiment tout le mérite qu’elles ont à effectuer toutes les tâches difficiles du quotidien ou encore ramasser le riz, le tabac marcher des km alors que moi je n’arrivais même pas à avancer correctement sur 100 mètres.
La chaleur du sari aussi, le Sari tient très chaud et à chaque fois cela a été une libération de pouvoir mettre un short et un débardeur une fois rentrée à la maison.

Mais porter un Sari m’a permis de retrouver un peu de féminité dans ma posture. Impossible de faire de grandes enjambées en Sari, de s’asseoir comme on le souhaite, devoir toujours que vérifier que le sari est bien mis quand je m’assois.

Et si je vais au Brésil, est-ce que je porterai des strings ?

Voici une étrange question que l’on m’a posée sur mon profil Facebook en voyant une photo de moi en Sari. Puisqu’il y a 2 ans lors de mon voyage à New york, j’avais mis des baskets avec une jupe.
Effectivement à chaque fois que je voyage dans un pays avec une culture différente, j’essaie de vivre l’expérience pleinement et c’est bien pour ça que je n’irais jamais en Arabie Saoudite. Je n’ai pas envie de vivre cette expérience là.
Avoir laissé mon mini short et mes débardeurs en France, était ma façon de vouloir vivre une expérience humaine avec les indiens car c’est avant tout cela que je recherche dans mes voyages.

Avoir la peau blanche, être une occidentale célibataire sans enfant à plus de 30 ans étaient déjà assez exotiques pour que je ne me mette encore plus à l’écart avec ma tenue d’occidentale.

Rien ne m’empêchait de m’habiller comme je le souhaitais aucune loi ne l’interdit mais le regard des indiens auraient certainement gâché mon voyage comme il pourrait tout aussi bien vous le gâcher un samedi soir en mini jupe seule à Paris dans le RER, malheureusement.

L’important est d’être complètement libre de porter ce que l’on souhaite en tant qu’individu et pas que l’on choisisse pour nous.
Amène la question des collections islamistes chez les marques de prêt-à-porter en France et ça c’est un autre débat.

Pour retrouver plus d’article sur mon voyage en Inde, c’est par là.
 

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